La métaphore du Carrosse

03/11/2018

J'aime beaucoup les métaphores du docteur Edward Bach, créateur des 38 élixirs floraux aussi nommées Fleurs de Bach, qui considérait l'Homme, comme un carrosse...

Imaginez un carrosse, tiré par de magnifiques chevaux. Un cocher tient les rênes. A l'intérieur du carrosse, un unique passager.

Le carrosse doit amener le passager d'un point A à un point B. Le passager est le seul à connaitre la route la plus sûre, la plus paisible et la plus agréable. Il est aussi le seul à connaître la destination.

Il nous paraît alors à tous logique, que le cocher s'entretienne avec le passager afin que le voyage se passe bien.

Remettons à présent les choses à leur place. Le carrosse, c'est notre corps physique. Les chevaux, ce sont nos émotions. Le cocher, notre personnalité. Et le passager, c'est notre âme.

Prenons maintenant le cas de figure occidental d'une personne déconnecter de sa spiritualité, de son âme, de son moi profond, de son essence divine.... Mettez-y le mot qui vous convient !

Cette personne, ce cocher, avances-en ce monde sans savoir où aller. Sans savoir quoi faire. Il y a alors de fortes probabilités pour qu'il se trompe de chemin à un moment donné. La route va alors devenir plus sinueuse, plus dangereuse, moins agréable... Et les chevaux risquent alors de s'agiter, de moins répondre au cocher, de vouloir ralentir ou au contraire accélérer pour fuir quelque chose...

Ce sont nos émotions qui nous font avancer. Dans un sens ou dans un autre. Et lorsque nos émotions s'emballent, on ne contrôle plus vraiment ce qui se passe. On se retrouve dans des situations que l'on n'avait pas prévues. On est alors dirigé par nos émotions qui peuvent nous faire dire ou faire des choses que l'on regrettera plus tard.

Et comme nos chevaux émotionnels se sont emballés, que le cocher n'a que très peu d'emprise sur eux, le carrosse va commencer à être ballotté. Sur la route. Sur les rochers. Contre les arbres, les branches... Et à force d'être ballotté, il va s'abîmer : de la peinture éraflée, une poignée de porte cassée... assimilables à des brûlures d'estomac, des douleurs lombaires...

Et si le cocher n'arrive pas à retourner sur une route plus sûre, plus proche de celle que le passager à choisit de prendre, il y a de forte chance pour que le carrosse se casse une roue par exemple. Le véhicule est immobilisé. On se retrouve alors avec un arrêt maladie pour hernie discale, jambe cassée...

Ce temps d'arrêt est vivement conseillé pour que le cocher prenne soin de ses chevaux, parle avec le passager et prenne la meilleure décision possible afin de retrouver son chemin initial. Sans quoi il y a fort à parier que le carrosse continue à s'abîmer.

La vie peut se résumer à ça : nous avons un voyage à faire et nous ne connaissons pas la route. Nos émotions nous poussent à avancer mais elles non plus ne savent pas où aller. Seule notre intuition peut nous aider à faire les bons choix, afin de préserver notre carrosse, notre unique véhicule en ce monde... notre corps. Il ne faut pas vivre par et pour lui, mais il faut en prendre soin car plus il sera en bon état, plus le voyage sera agréable.

Nous ne pouvons pas nous définir par notre corps, nos émotions ou notre personnalité. Nous sommes tout cela. Et plus encore. L'important est de savoir écouter. Nos émotions, pour ne pas se laisser entraîner par elles dans la mauvaise direction. Notre corps, pour nous assurer que nous somme sur le bon chemin. Et surtout notre instinct, notre petite voix, qui nous souffle à chaque instant où aller.

Qui ne s'est jamais poser les questions « Qu'est ce que je fais là ? », « Où je vais ? » ... ?

Fermez les yeux et écoutez.

Ecoutez vos émotions.

Ecoutez votre corps.

Ecoutez votre Âme.

Isabelle